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Le fourmilier à la langue bien pendue

Les savants savantissimes qui ont les premiers étudié le tamanoir étaient des nuls en math, Ils ont en effet, savantissimement nommé leur trouvaille Myrmécophaga tridactyla. S'ils ont bon sur le  premier terme -on y reviendra plus bas-, ils ont zéro sur le second car la bête n'a pas 3 doigts, mais 4 derrière et  5 devant . Avec autant de doigts, c'est tout de même vexant de se faire traiter ainsi !
Le Tamanoir donc, est un sud-américain des régions au climat chaud, où il exerce la profession de myrmécophage, c'est à dire de bouffeur de fourmis. C'en est même un expert, que s'il y avait un problème mondial de fourmis, sûr qu'on le convoquerait à la télé pour faire part de son expertise.
Il faut dire qu'il est bien équipé : ses énormes griffes lui servent à percer le coffre-fort des fourmilières, son très long nez lui évite de se baisser et surtout contient une langue de 60 cm à piston qu'il actionne à vitesse maximum pour capter la marchandise (les fourmis de la fourmilière).
Ladite langue est poisseuse et armée de picots pour retenir les insectes qui, lorsqu'ils sont mis en bouche, subissent un broyage en règle contre la paroi buccale aussi douce qu'une râpe à fromage.

Son odorat  est terrible, quarante fois mieux que le nôtre parait-il.

Et puis, le tamanoir est un adepte du DéDé,  ce qu'on appelle aussi « développement Durâble » chez les gens biens mis. En effet, au lieu de piller la fourmilière qu'il vient d'éventrer, comme le ferait n'importe quelle capitaliste peu scrupuleux (mais les capitalistes scrupuleux existent-il vraiment?)  il n'en ponctionne qu'un minuscule part : 1380 fourmis en moyenne (pour un nid de plusieurs centaine de milliers d'individus).  Cela ne lui prend qu'une minute, ce qui lui laisse largement le temps d'aller trouver un autre nid. De cette façon, ses ressources  ont le temps de se régénérer et il sera tranquille jusqu'à la retraite.

Quand donc prônerons-nous la politique du Tamanoir ?

Professeur Noyau

Myrmecophagia tridactyla
mammifère xénarthe d'Amérique du sud.
Il a la taille d'un grand chien, en plus long et plus plat.
Il vit dans les régions chaudes à tempérées.



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